Billet d'humeur Transports

L’enfer sur les quais, dans les rames et dans les bus de substitution !

greve-sncf_0Outre les pilotes d’Air France, les salariés syndiqués des secteurs de la propreté urbaine (centres d’incinération, ramassage des ordures ménagères…), certaines raffineries, des terminaux pétroliers, des centrales électriques, les intermittents, sans oublier les agriculteurs qui semblent à nouveau sur le point de s’agiter, la 69ème nuit « debout » consécutive, et enfin les nouvelles manifestations au programme à Rennes, Nantes et Paris, les cheminots, notamment sous l’égide jusqu’au boutiste de Sud Rail et de la CGT, annoncent la reconduction de la grève pour demain.

Ces mouvements durent, émergent, se multiplient donc, appâtés par le gain assuré d’un programme qui court à rebours de la présidentielle 2017 à l’Euro qui débute… demain, en passant par la grande manifestation du 14 juin.

Sur les RER B et D, le mouvement est annoncé des plus massifs pour demain ; pas un hasard, les deux lignes desservent le Stade de France ! La stratégie syndicale est donc claire.

Ce qui me gêne le plus, ce n’est pas de tenter d’utiliser cette compétition sportive pour se faire entendre -en bloquant des voies demain ?-, pas plus que l’image déplorable que cela renvoie au monde entier !
Non, ce qui me gêne, m’attriste, me scandalise, c’est l’enfer que font vivre ces grévistes aux usagers quotidiens du transport.
L’enfer, c’est le mot : sur les quais, dans les rames, dans les bus de substitution !

En marge du remboursement des titres réclamé à la SNCF, il faudra tirer, à l’échelle nationale, les conséquences de ces jours, à l’aune des débats présidentiels !