#AvecBLM Actualité Billet d'humeur

Une soirée de contrastes, évidemment…

D’abord il y eut la joie. La joie profonde de voir 4 millions de français se déplacer pour cette primaire, inédite dans notre famille politique, un chiffre démontrant s’il en était besoin que les révolutions des idées, des méthodes, des attentes, du numérique sans doute un peu, ont définitivement rejeté l’idée du chef incontestable. L’époque a changé. Et c’est tout à l’honneur de notre démocratie, et de notre famille de la Droite et du Centre qui ainsi se modernise.

Ensuite, la déception. Inutile de le cacher. Le score de Bruno le Maire, et avec lui de toute son équipe dont je fais partie, est une terrible gifle d’autant qu’elle est inversement proportionnée aux efforts fournis par chacun d’entre nous, aux sacrifices, au travail, à l’engagement sans faille et à l’audace de Bruno. Mais c’est ainsi. Nous devons en prendre acte.

Je le répète souvent à mes proches, plus que tout autre scrutin, une élection nationale se joue sur une dynamique. La nôtre était incontestablement freinée depuis le premier débat malgré les efforts déployés ensuite. Celle de François Fillon, que je connais bien, et qui connait bien Courcouronnes, aura été extraordinaire, au sens le plus propre du terme, siphonnant de façon rapide et irrationnelle les voix de l’ensemble des candidats. Forme de vote utile de premier tour, bien sûr, mais d’adhésion également, personne ne pouvant nier que François aura été bien supérieur à l’occasion des 3 débats.

J’ai une pensée pour toutes les équipes et les candidats déçus, mes amis qui entouraient Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko Morizet, Jean-François Copé ou encore Jean-Frédéric Poisson. Personne n’a démérité et cette campagne de premier tour, notamment ici en Essonne, alors que nombre de charognards n’attendaient que les effusions de sang, aura été digne et exemplaire.

Je veux remercier du fond du cœur nos équipes autour de Bruno. Elles ont été incroyables, nous faisant vivre et partager une aventure humaine de celles qui font encore croire en la politique. Les élus, les équipes du QG et, surtout, tous nos militants, partout en France, mais surtout ici, en Ile de France et en Essonne. 

Vous avez été incroyables d’abnégation, de volonté, d’énergie, de loyauté, d’engagement. J’ai été très fier d’être à vos côtés.

Clairement, la défaite est là. Mais ce que nous avons créé, initié, ensemble, est en soi une première victoire. Autour de Bruno Le Maire, il nous reste encore beaucoup à accomplir pour prolonger cet élan.

Un mot enfin sur mon candidat…
Quel bonheur d’avoir vécu cette aventure à ses côtés. J’y ai, au delà de l’ami, découvert un homme profondément attaché à son pays, à la chose publique, proche, ouvert, à l’écoute, plaçant systématiquement la relation humaine, l’affecte et l’amitié, bien avant la politique. Un travailleur insatiable, un puits de culture, un personnage doté d’une curiosité et d’un goût des autres l’inclinant à apprendre encore et encore, un esprit vif et un cœur gros comme ça ! 
Je n’ai vraiment aucun, mais alors aucun regret. Et bien au contraire. Je lui disais hier, je le répète ici ; notre aventure commune ne fait que commencer. Merci Bruno.

Une seconde campagne s’ouvre donc pour le second tour. Mon candidat de cœur n’étant pas qualifié, je me limiterai, dans les jours prochains, à mon rôle de Président de la Fédération Les Républicains de l’Essonne, travaillant ainsi au nécessaire rassemblement qu’il nous faudra reconstruire dimanche prochain, au soir. 

Bonne campagne à toutes et tous, et bon courage à François Fillon et Alain Juppé.