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Sport professionnel et collectivités locales: une mission sénatoriale reconnaît l’intérêt du Grand stade pour le rugby français

Grand-stadeAprès 6 mois d’auditions et de tables rondes, la mission sénatoriale «Sport professionnel et collectivités locales», a rendu ses conclusions, dans un rapport adopté à l’unanimité et consultable en ligne sur le site du Sénat (www.senat.fr)

Jugeant «à bout de souffle» le modèle de soutien actuel des collectivités au monde sportif «alors même que l’argent public manque cruellement», les Sénateurs préconisent un changement de perspective dans les relations entre le sport professionnel et les collectivités. Leur rapport s’inscrit dans la lignée des attendus de la Cour des Comptes, qui incitait en 2012 les fédérations sportives à renforcer leurs outils commerciaux pour s’autonomiser des subsides de la puissance publique.

Parmi les propositions les plus emblématiques pour «tenir compte de l’émergence d’une véritable industrie du sport business» et s’assurer «que la législation du secteur soit efficiente», la mission préconise le transfert de la propriété des stades aux clubs professionnels et aux fédérations, ainsi que la fin du recours aux partenariats publics- privés pour les stades.

Le rapport conseille explicitement de «reconnaître l’intérêt pour le rugby français du projet de grand stade de la FFR, sous réserve que celle-ci puisse le financer». Il est suggéré que Paris cède à la Fédération française de tennis le stade de Roland-Garros et que la Fédération française de football se porte acquéreuse du Stade de France. Il est enfin question d’inciter les fédérations de basketball, de handball et de volleyball à construire et exploiter en commun une salle de 10 000 à 15 000 places en région parisienne.

La Fédération Française de Rugby et le groupement des collectivités d’accueil, engagées solidairement dans le projet d’implantation du Grand stade à Ris- Orangis, se réjouissent de voir ainsi reconnu le modèle de partenariat qu’elles défendent depuis maintenant 2 ans.

Ce rapport paraît alors que vient de s’achever le débat public national de 4 mois sur le projet de stade de rugby. Le compte-rendu du débat (consultable sur le site grandstaderugby.debatpublic.fr/) prend acte de l’opportunité pour la FFR d’édifier le stade sur ses fonds propres, de même que l’intérêt, pour les collectivités, de s’engager aux côtés de la fédération. Il souligne également le soutien grandissant dont peut se prévaloir le projet dans la population du bassin de vie, dans les milieux économiques et institutionnels du sud francilien, ainsi que dans le mouvement sportif français.

La fédération et les collectivités partenaires entendent maintenant démontrer la faisabilité du projet de stade pour ce qui concerne le financement de l’équipement par la FFR et la question centrale de l’accessibilité au Grand stade, notamment en transports publics. Sur ce dernier point, les études en cours menées par le Syndicat des transports d’Île-de-France à la demande de la région, permettront d’éclairer les besoins du territoire dans les mois qui viennent. Les maîtres d’ouvrage ont désormais trois mois pour indiquer quelles suites ils entendent donner à leur projet, au regard des conclusions de la commission du débat public.