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Socialisme et éducation : le concept du nivellement par le bas

Vous vous souvenez sans doute comme moi que le candidat Hollande s’était lancé dans de belles incantations  durant la campagne présidentielle pour affirmer que l’une de ses priorités serait, s’il était élu, de défendre la jeunesse de notre pays ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que les dernières décisions qui ont été prises ne sont pas de nature à la rassurer !
En effet, après avoir décidé de ne pas renouveler l’expérience des internats d’excellence mise en place par le précédent gouvernement, les socialistes poursuivent leur travail de sape dogmatique en décidant de supprimer la bourse au mérite à la rentrée 2014 !

Elle consistait à verser une somme de 1800 € aux élèves déjà boursiers ayant obtenu la mention très bien au baccalauréat ou se classant parmi les meilleurs étudiants en fin de licence. Mise en place en 2009 par Valérie Pecresse et destinée à récompenser le mérite et l’excellence de celles et ceux qui sont issus des couches socio-professionnelles les moins favorisées, cette aide régalienne incarnait les valeurs de la méritocratie républicaine. Pour de sombres postures dogmatiques, la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a décidé qu’il n’était plus justifié de reconnaître le travail de milliers d’élèves et de les soutenir dans la poursuite prometteuse de leurs études !
A ce sujet, j’en profite d’ailleurs pour féliciter vivement les 55 élèves du lycée Georges Brassens qui ont obtenu cette année leur baccalauréat général ou professionnel avec mention, dont 7 avec la mention « très bien ».

Les internats d’excellence quant à eux avaient pour objectif de proposer aux élèves motivés et méritants issus des quartiers populaires qui ne bénéficiaient pas de conditions familiales favorables à la réussite scolaire, un accueil en internat et un projet éducatif. Cette mesure, qui visait d’abord et avant tout à promouvoir l’égalité des chances et à permettre à tous les enfants, et pas seulement à une élite, d’accéder à un statut socioprofessionnel meilleur que celui de leurs parents, avait pourtant démontré son efficacité malgré quelques défauts de jeunesse comme tout nouveau dispositif. Cependant, plutôt que d’envisager sa poursuite en procédant à quelques modifications, ce gouvernement a préféré sacrifier la jeunesse des banlieues sur l’autel d’une vision égalitariste sclérosante qui n’est plus défendue que par quelques ayatollahs syndicaux de la pensée unique dans l’Education Nationale.

Bien au delà de la tentative d’enfumage que constitue l’annonce opportuniste d’une refonte partielle des bourses étudiantes, même s’il n’est évidemment pas question ici de contester le principe d’une école républicaine de qualité pour tous, le gouvernement socialiste consacre donc l’idée que le nivellement par le bas doit désormais constituer l’alpha et l’oméga de la politique éducative de notre République.
En dévalorisant ainsi la culture de l’effort, ces mesures dogmatiques et injustes ne vont certainement pas lui redonner ses lettres de noblesse ! Au grand dam de ceux qui, comme moi, croient pourtant totalement en elle !

  • dru
    18 juillet 2013 at 8 h 44 min

    Je ne suis pas de droite, je suis enseignant (logique direz-vous?) mais j’en conviens: cette politique en matière d’éducation est déplorable! Et de toute façon on nous demande toujours plus, avec toujours moins! Le nivellement par le bas se fait aussi dans le contenu même des examens, dans l’inadéquation entre les « textes » et le contenu réel. un exemple flagrant. les consignes des « huiles » : blindez l’étude de la langue française…Au brevet : une malheureuse question pour reconnaître un futur et un imparfait (en comptant bon pour toute valeur trouvée, même si ce n’était pas celle qu’exprimait cette phrase!!!) Comment voulez-vous que nous soyons crédibles? Et qu’en est-il des élèves qu’on prend pour des demeurés??? J’ai parfois honte de faire ce job, mais je reste convaincu que l’on fera évoluer les choses. Utopiste? Naîf?

  • Scuto
    18 juillet 2013 at 9 h 00 min

    À ce sujet, je te conseille quelques bonnes lectures

    – La Fabrique du Crétin de Brighelli
    http://livre.fnac.com/a1856749/Jean-Paul-Brighelli-La-fabrique-du-cretin

    – de la richesse des cultures à la culture des riches de Dolium
    http://livre.fnac.com/a4202367/Alain-Dolium-Richesses-des-cultures-contre-culture-des-riches

  • Guy
    19 juillet 2013 at 6 h 44 min

    Bonjour, je ne suis ni de droite, ni de gauche, ni du centre, je trouve cette classification tellement archaïque lorsqu’il s’agit de nos enfants. Je me contrefiche de savoir s’ils sont noirs, blancs, jaunes, rouges ou verts, comme je crois inutile de chercher à savoir s’ils sont maigres ou gros. La seule idée qui m’importe est qu’ils reçoivent un minimum de connaissances afin de circuler dans la vie sur cette planète Terre où rien n’est facile, mais où tout est beau à connaître. Allez donc faire un petit tour dans certaines sociétés de pays lointains où la pauvreté se mesure à coup de 1 euro par jour pour vivre (je ne dis pas pour survivre) et où les enfants travaillent comme des fous car ils sont heureux d’apprendre quelque chose dans une école, quand il y en a une. Je participe à aider certains de ces héros là et je crois que notre France si politiquement correcte devrait arrêter de se regarder le nombril.