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REGION : CA Y EST, ON ENTRE DANS LE VIF DU SUJET !

imageHier et aujourd’hui se déroule notre première véritable séance plénière de ce nouveau mandat régional. En effet, la séance du 18 décembre dernier était uniquement consacrée à l’installation de l’exécutif.

Il y a donc désormais un mois que j’ai été désigné Vice Président en charge des Transports la Région et il y a 48h que je suis officiellement Vice Président du Conseil du STIF. On peut donc considérer que les contingences pratiques et logistiques de mon installation dans ces nouvelles fonctions sont désormais derrière nous !

C’est pourquoi nous entrons déjà dans le vif sujet depuis hier et aujourd’hui encore, notamment votre serviteur puisque j’ai eu l’honneur de rapporter deux délibérations d’importance sur les onze qui sont à l’ordre du jour.

La première consiste à acter la suppression de la réduction tarifaire dans les transports accordée aux étrangers en situation irrégulière. Je dis bien IRREGULIERE pour couper l’herbe sous le pied aux bonnes consciences teintées d’une redoutable mauvaise foi qui laissent à penser, mensonges à l’appui, que des personnes en difficulté mais en situation régulière seraient touchées par notre délibération.
Cette réduction de 75% est, en effet, une injustice profonde par rapport à toutes les personnes respectant la loi, françaises et étrangères, qui eux payent plein tarif ou bénéficient d’une réduction n’excédant pas 50%.
Nous l’avions dit pendant dans la campagne, nous le faisons !

Voilà pour l’acte politique que nous posons.
Pour ceux que la “tuyauterie” des transports intéresse, sachez que l’économie produite par cette décision se chiffre, en année pleine, à plus de 42 millions d’euros. Cette délibération en acte 11 millions d’euros côté Région ; pour le reste, nous acterons le deuxième étage de la fusée dès le prochain conseil du STIF.

Par la réaffirmation d’un principe républicain, à savoir qu’une personne en situation irrégulière n’a pas à être mieux traitée qu’une personne en règle, nous commençons aussi à résorber une partie de la gigantesque ardoise (la bagatelle de 300ME…) laissée par nos prédécesseurs sur le Passe Unique, promesse électorale non financée. Un autre mensonge d’ailleurs…

Ce sujet central et prioritaire pour Valérie Pécresse et moi-même est donc l’objet de la seconde déliberation de ce jour.
Nous en avons la confirmation depuis notre installation aux commandes de la Région : la mise en oeuvre du passe Navigo à tarif unique à 70 euros le 1er septembre 2015 (soit 3 mois avant les élections régionales alors que l’engagement avait été pris en 2010, calendrier électoral oblige) est une décision qui coûte 500ME en année pleine.

Problème : la précédente majorité n’avait couvert que 40% du financement de sa douceur électorale ; il manque donc ainsi 300ME rien que pour 2016 !

Cette délibération rappelle donc l’économie globale des transports en Ile de France pour mieux démontrer qu’un changement de paradigme est nécessaire afin d’aboutir à un financement pérenne du système de transports en général et de ce Passe Unique en particulier.

Un financement pérenne qui doit s’obtenir d’une part dans le périmètre du STIF (9 milliards d’euros par an) et d’autre part dans le cadre d’une négociation globale avec l’Etat pour que les gains de productivité des opérateurs et les produits d’une lutte résolue contre le fraude viennent abonder la mise en oeuvre du Passe Unique mais aussi les tours de table financiers des projets d’investissement (EOLE, prolongements des tramways, les tangentielles, etc…). De ce dernier sujet, nous reparlerons plus en détails d’ici quelques semaines.

Voilà donc le cadre de négociation que nous posons avec Valérie Pécresse. Le budget de fonctionnement de la Région n’a ni les moyens ni la vocation de financer le déficit d’exploitation des transports collectifs en Ile-de-France, surtout à l’heure des baisses massives de dotations de l’Etat aux collectivités territoriales.
Pour la Région, ce désengagement de l’Etat représente annuellement 76ME entre 2015 et 2017. Soit, in fine, en incluant la baisse de 2014, un désengagement de l’Etat de 260ME pour le prochain budget, soit quasiment ce qu’il nous manque pour boucler le financement du Passe Unique.

Rappelons que cette mesure éléctorale a été saluée et soutenue par le Premier Ministre lors de l’accord du 26 novembre 2014 entre le Président Huchon et la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie qui avait abouti à un relèvement du plafond du Versement Transport. Aujourd’hui, les élections passées, Manuel Valls a clairement reconnu l’impasse financière de cette mesure lors de son entretien avec Valérie Pécresse. Et, preuve de sa bonne foi, il s’est engagé à ce que l’Etat trouve une solution à hauteur, au moins, de 100ME par an.

Cela ne résoudra évidemment pas l’équation mais cette délibération signe le début d’un processus de négociation multipartite qui s’annonce évidemment difficile. Cependant je suis raisonnablement optimiste puisque la Région et le Gouvernement ont finalement acté de la nécessité de trouver les voies et moyens de préserver le pouvoir d’achat des Franciliens.
La différence avec nos prédécesseurs, c’est que nous, nous financerons cette mesure ! Paradoxe, c’est bien nous qui sauvons ainsi le Passe Unique !

  • Julien G.
    23 janvier 2016 at 0 h 46 min

    Je me demande bien comment il est possible de se targuer d’avoir fait passer la première motion et de se regarder sans cynisme dans la glace le matin.
    La conscience humaine et sociale sacrifiée sur l’autel de la logique électoraliste…
    Je me demande bien quelle mesure vous ferez passer qui permettra à votre conscience de justifier ce racolage digne de Buisson (et non, je n’ai -pas encore- voté à gauche de ma vie).
    Je me demande également quand vient le moment où les idéologies – désormais appelées niaiserie de jeunesse – qui poussent à se lancer dans la politique cèdent place à cette compréhension de ce qu’il convient de faire pour satisfaire ses ambitions.
    Sans doute ne vous-en souvenez-vous plus.
    Mais dites-vous bien que les déconvenues électorales récentes (et les régionales en sont unes pour qui du PS, pour qui de l’UMP) viennent notamment sanctionner ces mesures aux mieux démagogiques, mais tellement éloignées des préoccupations de la masse.
    Le jour viendra je l’espère où l’homme prendra le pas sur le politicien de carrière, le bon sens dictera alors seul si ce sera avec les acteurs en place ou avec une nouvelle génération plus honnête intellectuellement.

    Souffrez que je vous accorde le bénéfice du doute en ne vous considérant pas comme une ordure abjecte de la première heure.

    • Stéphane BEAUDET
      23 janvier 2016 at 12 h 59 min

      Merci de m’accorder le bénéfice du doute et de ne pas me considérer d’emblée « comme une ordure abjecte de la première heure ». C’est déjà ça, je ne suis pas perdu.
      D’abord, respecter ses engagements est un premier moyen de ne plus laisser les électeurs se détourner : or, cet engagement, fidèle à nos positions lors des débats dans l’hémicycle régional ces dernières années, aura été rapidement mis en œuvre. Ca c’est pour l’aspect politique pur.

      Parlons ensuite transport et équité. L’ardoise du Passe Navigo, promesse électorale non financée, c’est une ardoise que plus personne ne nie, de 300 millions d’euros… par an ! Par ailleurs, cette exonération, par extension de l’Aide Médicale d’Etat, est aujourd’hui utilisée par 117000 personnes en situation irrégulières, lesquelles obtiennent ainsi une réduction du prix des transport de 75% ! Nous avons donc pris et assumé une décision d’équité républicaine qui consiste à refuser qu’une personne en situation irrégulière (c’est à dire hors statut d’exilé ou de réfugié, puisque ces derniers statuts rendent de facto la présence sur le territoire régulière) payent moins cher les transports que tous nos concitoyens.
      Enfin, ce n’est pas une décision neutre puisqu’elle génère une économie de près de 50 millions d’euros qui permettra, en partie, et en partie seulement, de solder la dette du tarif unique que nous souhaitons consolider, là aussi conformément à nos engagements.

      Cher monsieur, puisque vus me laissez le bénéfice du doute, je vous invite à venir voir à Courcouronnes comment sont développées les politiques sociales. Voici un domaine où je n’ai aucune forme de leçon à recevoir.

      Bon week-end à vous.
      SB

    • DE SOYER
      24 janvier 2016 at 14 h 13 min

      Monsieur, vous êtes gauchiste et immigrationniste! Emigrez donc à Alger, vous y serez sans doute plus heureux!