Actualité Courcouronnes

Objectif : rénover nos outils de concertation et de participation

Comme je l’ai évoqué à travers mon discours du 7 janvier dernier, et comme j’avais eu l’occasion d’en débattre en réunion publique avec les habitants du Centre en décembre, je tenais à revenir un instant sur les dispositifs de concertation que nous avons mis en place et sur les nouvelles perspectives qui sont les nôtres.

Depuis 2001 en effet, mon équipe municipale et moi-même nous sommes attachés à développer une panoplie d’outils visant à mieux informer et consulter les Courcouronnais, les associer aux décisions qui les touchent au quotidien ainsi qu’aux enjeux stratégiques pour l’avenir de notre commune : les Conseils et Visites de Quartiers, la Gestion Urbaine de Proximité, l’Atelier d’Urbanisme, les Conseils de Renouvellement Urbain… ont permis et permettent encore d’intéresser la population à la chose publique. Dix ans plus tard, il nous a semblé utile d’en dresser un premier bilan et de nous interroger sur les perspectives offertes par chacun de ces dispositifs que nous avons mis en œuvre.

L’Atelier d’Urbanisme de Courcouronnes, tout d’abord.
Créé en 2008 et brillamment animé par Bernard Letodé, l’AUC a réalisé un brillant travail de prospective. Les élus et les habitants ont produit des idées et des esquisses pleines de promesses pour le futur visage de Courcouronnes dans les 20 ans qui viennent. Certains projets, pour devenir opérationnels, sont désormais en attente de la validation des Courcouronnais lors des prochaines échéances municipales ; c’est le cas notamment du projet d’urbanisation des futurs délaissés de la RD446. Pour le reste, les potentialités foncières de notre commune étant par nature limitées, les sujets de réflexion en matière d’urbanisme apparaissent aujourd’hui épuisés.
Aussi, nous avons décidé la suppression de l’Atelier d’Urbanisme dont la mission est arrivée à son terme. Nous proposerons néanmoins à ses membres qui le souhaiteront de participer une à deux fois par an à des Commission d’Urbanisme élargies, où nous les consulterons sur l’avancée des projets, comme celui du futur écoquartier de l’hôpital.

Les Conseils de Quartiers, ensuite.
Voirie, trottoirs, placettes, mobilier urbain, sécurisation, espaces verts… Depuis 10 ans, nous avons listé et donné suite à quasiment toutes les demandes de travaux de proximité formulées par les habitants dans le cadre de nos Conseils de Quartiers, et ce qui n’a pas encore été accompli devrait l’être d’ici un à deux exercices budgétaires.
Pour autant, dans le contexte actuel de crise financière et budgétaire qui touche et touchera de plein fouet les collectivités locales dans les mois et années à venir, il est de ma responsabilité de distinguer désormais les travaux qui concourent certes à la qualité de vie, ces petites améliorations que nous « aimerions bien » réaliser mais qui relèvent de l’accessoire, de ceux qui sont essentiels et relèvent d’une réelle nécessité. En cela, les conseils de quartiers, générateurs de dépenses par leur nature même, me semblent parvenus au terme d’un cycle.

Leur fonctionnement devait également être réexaminé. Leur découpage, notamment, engendrait une faible participation des habitants au regard des moyens mobilisés par la Ville et, au Canal, ils se sont avérés souvent redondants avec les Conseils de Renouvellement Urbain.
Il nous est apparu, qui plus est, que s’ils nous permettaient d’aborder les questions liées aux petits travaux, aux projets d’aménagement et d’urbanisme, nous avions trop peu souvent l’occasion d’interroger les Courcouronnais sur des sujets plus variés et transversaux comme l’entretien, l’animation, la culture ou encore les loisirs. Vous avez ainsi pu constater, au cours de l’année dernière, notre volonté d’ouvrir le débat et d’introduire des sujets nouveaux à l’ordre du jour de nos réunions publiques. C’est dans cet esprit que nous avons débattu avec les habitants des problématiques de lecture publique et d’animation, ou encore de la fiscalité locale.

Aussi, à la suite de cet état des lieux, il nous a donc semblé nécessaire d’adapter nos outils de concertation et de mettre en place de nouvelles formules qui puissent être à la fois plus économes et plus souples.

C’est pourquoi, outre le maintien de mes permanences (permanence physique sans rendez-vous le mercredi après-midi en mairie et en mairie annexe, et permanence téléphonique hebdomadaire), qui permettent aux administrés d’entrer directement en contact avec moi pour me faire part de leurs observations ou suggestions, j’ai confié à Martial Lemaire (pour le Canal) et Henri Catalifaut (pour le Centre) la responsabilité d’organiser des visites de quartiers systématisées, sur la base de l’expérience très positive des « diagnostics en marchant » mis en œuvre dans le cadre de notre opération ANRU.
Par ailleurs, le format de « réunion publique thématique », plus dynamique et favorisant les échanges entre les différents secteurs d’habitations, semble convenir au plus grand nombre, à en juger par le nombre de participants aux dernières réunions de ce type et le questionnaire de satisfaction que ceux-ci nous ont remis.

Poursuivant donc cette démarche, j’ai souhaité associer tous les Courcouronnais à l’élaboration de nos nouveaux outils de concertation. C’est pourquoi un questionnaire vous a été adressé mi-janvier dans l’Hebdo, afin de connaître les sujets qui vous tiennent à cœur, et savoir à quelle fréquence et sous quelle forme vous souhaiteriez être informés, consultés, associés à la vie communale.
J’invite donc celles et ceux d’entre vous qui ne l’ont pas encore fait à y répondre avant le 4 février, et je ne manquerai pas de revenir vers vous dans les semaines qui viennent pour présenter les actions que nous entendrons mettre en œuvre à la lumière des résultats de cette enquête.