Actualité Billet d'humeur

Non au terrorisme social

Le mois de mai, nous le savons, est souvent celui des manifestations. Les mouvements syndicaux, les revendications de la jeunesse, les protestations populaires sont légitimes et nullement condamnables. Elles sont au contraire la voix de la démocratie et méritent -pour la plupart- d’être écoutées, à défaut, pour diverses raisons, d’être toujours entendues.

Mais ces derniers temps, quelque chose est apparu dans le paysage. Une chose sourde qui grandit bruyamment, une chose latente qui s’installe avec violence, une chose minime maquillée de gigantisme.

Cette chose, loin d’être indicible ou inqualifiable est une forme de terrorisme social. Le terrorisme frappe, sans distinction, souvent sans fondement idéologique, pour asseoir une emprise par la haine et la terreur. Il remet en cause les fondements de notre République, nos valeurs, nos symboles.

Ce terrorisme est social car il impacte notre quotidien, dans nos villes et nos quartiers, il s’immisce insidieusement dans nos rues, au pied de nos immeubles, dans nos commerces et nos transports.

Parce qu’ils récusent et abhorrent le débat, les casseurs de tout bord, de tous horizons n’ont trouvé d’autres moyens que la destruction pour exulter leur haine d’un système dont ils s’excluent eux-mêmes.

Si la liberté d’expression est une chose qui mérite d’être âprement défendue, la liberté de destruction mérite, elle, d’être fermement condamnée.

Car ce terrorisme social, cette chose, sourde, latente est ourdie par une poignée de contestataires à qui l’on prête une tribune. Un boulevard est ouvert à ces extrémistes sociaux, utopistes et dénués de sens citoyen.

Ils ne sont pas la jeunesse, ils ne sont pas les manifestants, ils ne sont pas des pourfendeurs de libertés et des justiciers de l’ordre public.

Ils constituent au contraire une minorité marginale, hermétique et rétive à tout progrès, à toute modernité, à toute négociation.

J’en conviens, l’opposition, pourvu qu’elle soit constructive, a ses vertus. L’opposition est une bataille, sur le terrain des idées, un affrontement des opinions et une confrontation des points de vue.

Aujourd’hui, je soutiens de toutes mes forces le mouvement des policiers contre « la haine anti-flics ». Avons-nous, après une année 2015 terrible, si peu de mémoire pour rejeter ainsi celles et ceux que l’on a adulés il y a si peu ?

Où est l’esprit de solidarité qui a prévalu au lendemain des attentats de Charlie et du Bataclan ? Cette admiration des forces de l’ordre s’est muée, pour quelques dissidents, en une haine farouche et déraisonnée.

Revenons à la raison. Evitons là encore les stigmatisations douteuses et n’accordons pas à quelques utopistes violents une importance et un rôle que l’étroitesse de leurs revendications ne parviendront jamais à légitimer.

  • KNADE
    26 mai 2016 at 20 h 50 min

    Je suis à 100% avec vous !!!!