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Le logement, thème central de la visite présidentielle en Essonne

Visite présidentielle oblige, mon agenda d’hier s’est trouvé quelque peu bousculé car j’étais invité, avec de nombreux élus et responsables politiques locaux, à assister à l’allocution consacrée par Nicolas Sarkozy à la politique du logement au théâtre de Longjumeau.

Accompagné par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et Benoist Apparu, Secrétaire d’État au Logement, le chef de l’État a tout d’abord visité à Mennecy un chantier de 130 logements sociaux rendu possible grâce à la cession de terrains appartenant à la direction générale de l’aviation civile. Cette visite souligne le volontarisme dont fait preuve mon collègue Jean-Philippe Dugoin-Clément, qui prévoit la construction de 330 logements sociaux d’ici 2014 pour combler son retard et satisfaire aux obligations de la loi SRU.

A Longjumeau, le Président a ensuite présenté les résultats de la politique menée depuis 2007 par le gouvernement en matière de logement, notamment de logement social, ainsi que les nouvelles mesures prévues pour soutenir la construction et développer l’offre.

Au lendemain de la publication du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, selon lequel 10 millions de personnes sont touchées par la crise du logement, et à quelques semaines de l’élection présidentielle, ce thème pourrait bien constituer un des enjeux majeurs de la campagne.

Depuis une dizaine d’années en effet, l’évolution du coût du logement, bien supérieure à celle des salaires, fragilise de plus en plus de ménages qui se trouvent confrontés à des problèmes de logement, qu’il s’agisse d’y accéder ou de s’y maintenir.

Répondant à ce constat alarmiste, Nicolas Sarkozy a donc développé les mesures qu’il avait annoncées lors de son intervention télévisée dimanche, pour doper la construction de logements et peser sur les prix, et promis pour l’accompagner des réformes de la fiscalité immobilière et du droit de l’urbanisme. « Mon objectif est très clair : que les Français puissent se loger pour moins cher, puissent acheter leur logement pour moins cher, en augmentant l’offre de logements pour qu’il y ait davantage de choix et que ce choix corresponde au pouvoir d’achat des classes moyennes », a-t-il énoncé.

Je ne reviendrai pas dans le détail sur les mesures présentées ; pour cela je vous renvoie à la lecture de la presse qui a abondamment commenté ce discours. Je me permettrais seulement d’attirer votre attention sur l’annonce qu’a faite Nicolas Sarkozy d’une profonde modification du droit de l’urbanisme, ainsi que de la fiscalité immobilière, pointant du doigt notamment les droits de mutation perçus par les départements et les communes et qui constituent une entrave à la mobilité. Une problématique qui, si je me souviens bien, avait d’ailleurs déjà été évoquée par la Commission Attali il y a quelques années…

Si sur le fond, cette réforme constitue une vraie bonne nouvelle pour les ménages et qu’elle permettra certainement de faciliter la fluidité du marché du logement, elle ne fait cependant qu’accroître mon inquiétude quant aux perspectives budgétaires incertaines de nos collectivités… Pour Courcouronnes en effet, les recettes annuelles liées aux droits de mutation s’élèvent en effet entre 100 000 et 400 000 euros les bonnes années, soit 100 000 à 400 000 euros de recettes en moins pour notre budget ! Ajoutez cette mauvaise nouvelle aux nombreuses autres préoccupations que j’exprimais encore il y a deux jours à peine sur ce blog, et vous admettrez que nous nous dirigeons sans doute vers de nouvelles difficultés…