Actualité Billet d'humeur UMP

Enfin, les choses sérieuses…

Je suis heureux de la probable entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, ce soir. Non pas que je sois devenu un fan aveugle ces dernières heures, un « sarkolâtre » comme dirait l’autre ; mais il faudrait savoir être objectif. Médias, politiques et de facto opinion ne le sont plus depuis bien longtemps, la dernière étant victime du matraquage des premiers.

Parce que clairement j’en ai marre que, s’il n’a pas toujours été adroit, que certaines décisions politiques de début de mandat étaient discutables et que certains membres de son entourage dérapent régulièrement en toute impunité, il soit systématiquement attaqué, démoli, de façon organisée quelle que soit l’annonce faite. Quelle incroyable minutie à détruire…

Parce que j’en ai marre que l’on oublie, dans l’analyse très superficielle de son bilan, la crise sans égale qu’il aura eu à traverser avec des conséquences, qu’on le veuille ou non, bien inférieures en France que dans nombre de pays européens ; qui des baisses de salaires généralisées, qui des hausses d’impôts disproportionnées, qui des protections sociales qui ont volé en éclat… Quoi qu’on en dise, nous avons en grande partie été épargnés.

Parce qu’enfin, ce pays est définitivement ingouvernable, que gérer une somme d’égoïsmes (c’est d’ailleurs aussi vrai à l’échelon local !) est un casse tête permanent, et qu’y imprégner un rythme fort de réformes relève du suicide politique. Et pourtant, de la retraite en passant par les universités, combien de réformes, malheureusement d’ailleurs souvent insuffisantes ou réduites à portion congrue pour cause de blocages divers, a-t-il osé lancer ?

Or donc, je suis heureux que la campagne puisse réellement commencer. Cela n’enlèvera sans doute pas le désamour humain dont souffre le Président. C’était d’ailleurs déjà en partie le cas en 2007. Mais cela va permettre d’expliquer, de débattre et de renvoyer chacun à ses contradictions.
Un débat dans lequel j’ai bien l’intention, avec le recul qui est le mien, de dire, en bien comme en mal, ma façon de penser.