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En campagne avec BLM !

Ca y est, Bruno Le Maire s’est enfin lancé dans la compétition des primaires de la Droite et du Centre.BLM_Primaire

Vous le savez, j’ai annoncé mon soutien à Bruno depuis plusieurs mois maintenant. Son entrée en lice ne fait que confirmer mon choix !

Les propos qu’il a tenus au meeting de Vesoul mardi soir, au 20h de TF1 avant-hier soir et sur BFM hier matin m’inclinent à penser que Bruno a vraiment pris la mesure de la situation du pays et, par voie de conséquence, de l’impérieuse nécessité de proposer une direction totalement nouvelle pour le pays.

Et puisqu’il n’y a pas de campagne présidentielle sans incarnation du projet par un homme ou une femme, j’avoue même être bluffé par l’épaisseur, la solidité et la force des convictions de cet homme engagé. Ayant la chance de bien le connaître, croyez-moi, il est entré dans l’arène pour aller jusqu’au bout de son dessein.

En clair, Bruno ne se présente pas à la primaire pour y faire de la figuration et négocier ensuite des postes qu’il a déjà occupés par le passé. Il n’est plus dans ces minables petits calculs politiciens. Non, Bruno y va pour gagner en sachant parfaitement que c’est à l’Elysée, et nulle part ailleurs, qu’une nouvelle donne pour la France peut s’enclencher.

Je dois dire aussi que ma fibre “séguinisto-chiraquienne” apprécie beaucoup la façon dont Bruno a, ces derniers mois, puisé son inspiration au plus profond du pays pour apporter le “pathos” indispensable à l’adhésion du peuple à sa personne comme à son projet. Comme il a su si bien le dire devant Jean-Jacques Bourdin, “ce n’est pas l’intelligence en politique qui permet d’apporter des solutions, c’est le cœur”.

Cette phrase m’a touché car vous savez à quel point je place le facteur humain au-dessus de toute autre valeur dans l’action publique.

Oui Bruno n’est clairement plus “l’homme du sérail” qu’il fut longtemps. Il s’est patiemment dépassé depuis notre échec électoral de 2012 pour analyser, comprendre et sentir les attentes du pays. Il a compris notamment, et j’espère y avoir été modestement pour quelque chose, que le pays ne se transformera pas par en haut mais par en bas.

Cela peut vous paraître contradictoire avec ce que je viens d’écrire plus haut sur l’Elysée, mais ça ne l’est pas du tout à mes yeux. Nous avons la conviction désormais partagée qu’il faut se déployer au sommet et à la base pour écraser la somme d’intérêts catégoriels et corportatistes qui bloquent tout changement d’importance dans notre pays. Il faut une alliance de la tête et des jambes pour vaincre ce ventre mou qui paralyse les énergies et entretient les frustrations de millions de nos compatriotes.

Et ce à commencer par l’élite politique dirigeante de notre pays, son recrutement dans la société (majoritairement des hommes, plutôt âgés et très majoritairement fonctionnaires ou apparatchiks des partis) comme ses pratiques (le cumul des mandats dans le temps comme dans l’espace, la cooptation, les recrutements familiaux).

Sur ce point, je partage les propositions très concrètes de Bruno qu’il a pris bien soin de s’appliquer à lui-même avant de les prodiguer ; c’est encore trop rare pour ne pas être relevé !

Je partage également la volonté de Bruno, au-delà des mesures d’urgence économique à prendre dès le début du quinquennat, de faire de l’éducation la pierre angulaire de la transformation sociale dans notre pays. Une ambition qui ne produira évidemment pas d’effet avant, au mieux, la fin du quinquennat, mais qui s’avère fondamentale pour la structuration à long terme de la société française dans le contexte européen et mondial du XXIème siècle.

Sur les problèmes de notre Monde, justement, j’avais également, dès le depart, apprécié les positions courageuses de Bruno quant aux choix discutables de notre pays en matière d’alliances internationales, notamment avec les régimes autocratiques sunnites du Moyen-Orient. D’autres questions majeures seront à traiter dans les mois qui viennent. Je pense bien évidemment au projet européen à réinventer de fond en comble, mais qui ne pourra se régénérer, selon moi, sans la définition d’une nouvelle relation Europe/Afrique dont l’impulsion doit venir de la France eu égard à nos liens quasi-charnels avec ce continent. Sans parler de l’urgence à s’armer face au péril djihadiste.

Mais LA priorité pour redresser notre pays reste la résolution de la question économique et sociale, et donc celle du chômage de masse qui nous frappe depuis plus de trois décennies. C’est sur ce point que les Français nous attendent, et notamment nos sympathisants qui se déplaceront à la primaire pour départager les candidats.

En la matière, Bruno a déjà été très loin dans les propositions (privatisation de Pôle emploi, réécriture du Code du Travail, fin des contrats aidés pour soutenir l’apprentissage et les PME qui embauchent). Mais je reste persuadé qu’il va nous falloir aller plus loin encore dans le “renversement de la table”. Nous y travaillons dans l’équipe de campagne, au sein de laquelle j’ai grand plaisir à m’investir, car nous sommes tous convaincus que le pays doit sortir d’une crise systémique.

C’est pourquoi je me désole déjà de constater la resucée servie par certains compétiteurs déclarés ou non de Bruno : des adaptations par ci par là de l’appareil d’Etat et de notre carte administrative, des allègements de charges dès le début du mandat, des baisses d’impôts sur le revenu… Toutes ces promesses de campagne n’opèrent plus et nous ne le savons que trop.

C’est d’une stratégie nationale massive de redressement, votée dès le début du quinquennat, mais aussi, par pitié, crédible car financée et mise en oeuvre le plus rapidement possible, dont nous avons besoin.

Depuis la mise en œuvre du quinquennat dans notre pays, aucun Président de la République n’a suivi la même ligne, le même projet, avec lisibilité et cohérence sur les 5 années !

Chirac, Sarkozy, Hollande point n’est besoin de dater les changements de pied, nous nous en souvenons tous ! Or, les Français, mais aussi les investisseurs et observateurs internationaux qui, qu’on le veuille ou non, donnent le La de la crédibilité d’un pays, attendent du futur Président qu’un cap soit tenu pour la seule satisfaction de l’intérêt général.

Au bout de bientôt 3 quinquennats, j’avoue donc m’interroger sur son bien-fondé… au quinquennat !

Je sais bien que les Français, face à l’urgence économique et sociale, n’ont que faire d’une énième réforme institutionnelle. Mais puisque le pays traverse une crise systémique, il ne me paraît pas inutile d’y réfléchir et envisager des formes plus efficientes d’exercice du pouvoir démocratique. Vème ou VIème République, le débat doit pouvoir s’ouvrir. Je suis, comme d’autres amis, favorable à un septennat unique ; un mandat plus long pour mieux travailler mais sans possibilité de se représenter donc sans hantise de l’impopularité ; voilà qui pourrait libérer des énergies, non ? Et donc le courage et la noblesse politique !

En conclusion, chers amis, vous aurez compris que je soutiens le courage et la sincérité de Bruno de porter des propositions nouvelles, concrètes, pas forcément toujours populaires, pour notre pays qui en a tant besoin. La route est encore longue mais pour ma part je suis fier de participer à cette épopée de la primaire de la Droite et du Centre. Et je n’hésiterai pas à faire entendre ma petite musique…

A nous maintenant de vous démontrer qu’elle servira à autre chose qu’à départager les ténors de notre mouvement mais à offrir à nos sympathisants un débat de qualité tant sur la forme que sur le fond.

En route pour l’aventure…

BLM_soutien_primaire

  • Christian poyroux
    27 février 2016 at 7 h 56 min

    Merci