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Départementales : une large victoire de la droite qui modifie en profondeur le paysage politique français

Départementales 2015Et de quatre ! Après les municipales, les européennes et les sénatoriales l’an dernier, la gauche enregistre sa quatrième défaite consécutive depuis 2012.

Alors qu’elle gérait en effet jusqu’à présent 61 départements, la majorité gouvernementale n’en conserve que 32 face à l’UMP et le centre qui, en remportant 67 départements, dont 28 gagnés à la gauche, sont les grands gagnants de ce scrutin ! Cette débâcle sanctionne d’abord et avant tout massivement la politique d’une majorité gouvernementale qui depuis presque 3 ans ne cesse de matraquer fiscalement les Français sans réussir à inverser la courbe du chômage ni à amorcer la reprise économique de notre pays !

En Essonne, malgré une abstention toujours trop importante, je constate avec satisfaction que la droite a su concrétiser la dynamique de victoire instaurée lors du premier tour après une remarquable campagne de proximité. En étant victorieux dans 16 cantons sur 21, elle fait basculer un département tenu par la gauche depuis 1998.

Si j’y vois d’abord la volonté des électeurs d’exprimer leur ras-le-bol et de punir un exécutif départemental plus préoccupé à s’accaparer les micros des plateaux télés qu’à répondre aux attentes et préoccupations des Essonniens, je crois également qu’ils ont clairement souhaité nous adresser un message d’espoir qu’il conviendra de ne surtout pas décevoir. A ce titre, même si on peut depuis déplorer des débordements dont nous reparlerons plus tard, je veux d’ores et déjà saluer l’exemplarité des nouveaux conseillers départementaux qui ont désigné majoritairement ce matin, face à Georges Tron, mon ami François Durovray comme futur président de la prochaine assemblée départementale.

Le canton d’Evry, dont Courcouronnes fait partie, a lui mieux résisté qu’ailleurs à la poussée du FN dont le score, 27,2 % des suffrages exprimés, est près de 10 points en dessous de sa moyenne dans les 6 villes de notre Agglomération. Pour autant, il serait illusoire, voire dangereux pour l’avenir, d’y voir là une victoire triomphale des Républicains ! Même s’il ne conquiert aucun siège en Essonne, le FN semble en effet malheureusement s’enkyster durablement dans nos territoires.

En outre, nous aurions tort d’oublier les 1084 bulletins blancs et nuls, soit 8,7 % des inscrits, et les 61 % d’abstention de ce second tour ! Cumulés aux résultats obtenus par le parti d’extrême droite lors des 2 tours, ces chiffres montrent que de nombreux habitants, y compris dans les quartiers populaires, éprouvent un sentiment profond de déclassement. Ils ne nous font plus confiance et estiment que l’offre républicaine offerte ne correspond plus à leurs aspirations !

Il devient donc urgent de revisiter notre logiciel idéologique et d’élaborer un projet assumé et crédible d’alternance. Nous avons désormais la responsabilité, localement mais aussi nationalement, de porter une nouvelle ambition face aux inquiétudes de nos concitoyens avant que leur désillusion ne se transforme en exaspération, puis en colère avec les conséquences que nous pouvons constater dans certaines régions où le FN frôle ou dépasse déjà régulièrement les 40 % …