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"Coup de gueule" d’élus de l’Essonne contre un projet d’omnibus des RER C et D

PARIS, 04 fév 2013 (AFP) – Des représentants de huit communautés d’agglomérations de l’Essonne de différentes étiquettes politiques ont poussé un « coup de gueule » lundi contre un projet d’omnibus du STIF, qui ferait s’arrêter les RER C et D dans toutes les gares, de l’Essonne jusqu’à Paris.
« Cette réforme aboutirait à allonger les temps de transports des usagers d’au moins 15 minutes par jour. On a calculé que ça représente 15 jours de RTT par an passés dans les transports« , s’est insurgé Nicolas Dupont-Aignan (Debout la république), président de la communauté d’agglomération du Val d’Yerres, lors d’une conférence de presse organisée à l’Assemblée nationale.
Les habitants de l’Essonne, en grande couronne parisienne, « passent en moyenne 2 heures trente par jour dans les transports« , a rappelé Olivier Léonhardt (PS), président de la communauté d’agglomération du Val d’Orge.
Ces élus avaient déjà manifesté leur opposition à ce projet de création d’arrêts supplémentaires en petite couronne en décembre 2009 lors du vote de ces schémas par le conseil d’administration du STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France).
Ils demandent au président du STIF, Jean-Paul Huchon (PS) , de renoncer à ce projet prévu pour 2014, dans une lettre envoyée le 31 janvier.
Pour les élus, l’enjeu est d’abord de « renforcer la fréquence des trains, principalement aux heures de pointe« , écrivent-ils. « Cela suppose un investissement à la fois sur le matériel et sur le système d’exploitation« , poursuivent-ils.
C’est un « coup de gueule » poussé « parce qu’il y a un véritable malaise« , a expliqué Patrick Imbert (UMP), président de la communauté de communes Val d’Essonne.
« On ne peut pas demander à nos territoires d’accueillir toujours plus d’habitants et le faire sans créer les moyens de transport (…) On est face à un RER qui est saturé. Depuis trente ans, inexorablement, nos territoires s’éloignent de Paris« , résume Stéphane Beaudet, maire UMP de Courcouronnes.
Les élus, qui ont lancé une pétition ont prévu de distribuer des tracts dès mardi et pendant un mois dans les gares concernées.
Chaque jour, environ 550.000 voyageurs circulent sur le RER C et près de 600.000 sur le RER D.

COLLECTIVITÉS-TRANSPORT-IDF – 04/02/2013 12h20 GMT – AFP

Service : Nouvelles de France