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Contrat Stif/RATP : peut mieux faire

Le Conseil d’Administration du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (Stif) qui organise et finance les transports publics de la région parisienne, devait approuver aujourd’hui le contrat liant le Stif à la RATP, portant sur 6,5 milliards d’euros d’investissements d’ici 2015.

Alors que le contexte est particulièrement marqué par le « grand cafouillage » des transports parisiens survenu le 5 mars et la publication le 7 mars du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements du RER, la rédaction de ce nouveau contrat a fait l’objet d’intenses négociations. Exigeant sur la régularité et la ponctualité des trains, il est assorti d’un système de bonus-malus renforcé.
Concrètement, le Stif, qui versera au total 1,9 milliards d’euros à la RATP en 2012, soumettra 42 millions d’euros à une « part variable » dépendant de la qualité du service rendu aux voyageurs. Parmi les critères retenus figurent le confort, l’information, mais surtout la régularité et la ponctualité.
Autre nouveauté : la RATP s’engage à rembourser les abonnements mensuels à hauteur de 50% en cas de perturbations durables, comme cela a été le cas cet hiver sur le RER B. « Avant, on réclamait un geste commercial. Désormais, c’est une obligation », a indiqué Jean-Paul Huchon,

Si le Groupe Majorité Présidentielle au Conseil Régional se félicite de ces mesures, nous suggérons, par la voix de nos représentants au Stif, d’aller encore plus loin, en portant l’enveloppe financière consacrée à ce malus à 50 millions d’euros, en proposant une meilleure indemnisation aux usagers en cas de dégradation importante de la qualité de service et en mettant en œuvre un système d’évaluation du STIF.

Pour assurer la transparence du dispositif, le groupe Majorité Présidentielle demande que chaque année, soit communiqué au grand public le montant de ce bonus/malus. A ce jour, le STIF n’a communiqué aucune information au titre de l’année 2010.

Nous demandons également qu’en cas de malus, son montant ne soit plus conservé par le STIF mais reversé aux usagers sous la forme d’une réduction tarifaire. Car les véritables victimes des dégradations sur le réseau, ce sont les voyageurs et non le STIF.

En outre, en cas de dégradation anormalement importante des transports, l’indemnisation des usagers doit être fonction du préjudice réellement subi et non pas limitée à un demi-abonnement mensuel par abonné et par an, comme le propose le futur contrat. Elle doit être également étendue à tous les modes de transports : bus et métro et non pas seulement RER.

Enfin, le groupe Majorité Présidentielle demande la mise en place d’un système d’indicateurs permettant l’évaluation du STIF. Il convient que le syndicat qui a la charge d’organiser les transports en Ile-de-France, ne puisse s’exonérer de sa propre responsabilité dans les difficultés vécues par les usagers.