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Contrat présidentiel BLM #Developpement durable

Il est des sujets auxquels faute de recul, d’information ou parfois de temps, nous n’accordons pas le temps nécessaire en tant que citoyen. Parmi ces thématiques, il en est une qui, bien que prépondérante, semble réservée aux seuls technocrates, associatifs passionnés ou écologistes brandissant le développement durable comme la réponse à tous nos maux contemporains.

La question des énergies et du développement durable est effectivement essentielle, cruciale, pour aujourd’hui et pour demain mais les contours doivent en être clairement posés. Trop d’atermoiements, d’hésitations, de restrictions ont conduit, si ce n’est au désintérêt, au manque d’implication de la population.

La développement durable apparaît encore à certains aujourd’hui comme contraignant et restrictif. A force d’être partout, l’incitation au respect de notre environnement au sens large n’est plus nulle part. Le message s’est dilué, perdu, est devenu inaudible.

Je me penche aujourd’hui sur cet item de Développement durable tel qu’il est abordé dans le Contrat présidentiel de Bruno Le Maire et auquel je concède une méthode réellement novatrice pour structurer, mesurer et évaluer une politique de développement durable qui irrigue, enfin, l’ensemble des sujets de société.

Nous ne pourrons tendre à cet objectif que de manière collective, la prise de conscience doit être à la fois globale et ancrée dans le quotidien. Alors certes, c’est avec de petits gestes du quotidien que nous pourrons faire évoluer les mentalités, faire grandir chez nos enfants cette prise de conscience de l’urgence à préserver nos ressources.

Mais cela ne suffit plus, en poursuivant les nécessaires actions du quotidien, il faut aller au delà, en développant une vision à long terme.

Nous ne pouvons continuer à nous écharper entre partisans du nucléaire et réfractaires, à opposer à la recherche de profit un militantisme écologique aussi passionné que parfois déraisonné. La pondération exprimée par Bruno Le Maire en la matière me parait être d’une grande justesse.

Conjuguer les différentes technologies de production électrique relève du bon sens : solaire, éolien, nucléaire, hydraulique ont chacune des atouts qu’il conviendra de valoriser et d’exploiter en fonction des besoins, des ressources, mais également des territoires.

Le soutien au financement des énergies renouvelables sera l’une des clés pour hisser la France au rang de modèle en matière de mix énergétique. Du chemin reste à faire, mais je crois cet objectif tout à fait réalisable et relever le défi passera par une ambition et une mobilisation collective.

Le secteur privé s’est déjà largement investi sur ces questions de mix énergétique. Cette impulsion devra être pérennisée, motivée, accompagnée par la recherche et le développement menés par des universités, des laboratoires, des instituts..

Car n’oublions pas qu’une politique de développement durable structurée est aussi génératrice de richesse, de valeurs, de filières et donc d’emplois.

Bruno Le Maire nourrit également, à juste titre, la conviction de l’incontournable territorialisation de certaines décisions relatives à la prise en considération du développement durable. Pour cela, il est prôné la mise en réseau d’un certain nombre d’indicateurs (recours aux énergies fossiles, l’utilisation des transports en commun pour les trajets domicile – travail, les surfaces cultivées en agriculture biologique) afin de mesurer le résultat direct et concret des actions engagées.

S’il est un champ de politique de développement durable sur lequel je peux m’exprimer avec la plus grande maîtrise, il s’agît bien de celui des transports.

La stigmatisation des conducteurs pollueurs, opposée aux vertueux usagers des transports nous a été martelée pendant des années. Or, et je n’ai eu de cesse de le répéter depuis des années, plus encore depuis que je suis vice-Président de la Région Ile de France en charge des Transports, ce ne sont pas les routes qui polluent mais ce que nous faisons rouler dessus.

Le déploiement des véhicules électriques, pour les particuliers comme les transports en commun, sera l’une des obligations du prochain Gouvernement. La démarche a déjà été initiée par des opérateurs privés. Il sera essentiel d’accroître les financements publics déjà engagés en faveur de la recherche sur le stockage d’énergie mobile pour accompagner, de façon volontariste, toute initiative relative à l’autonomisation de la voiture.

Je l’ai dit précédemment, il conviendra d’assurer à la France une place prépondérante sur les innovations technologiques tout en garantissant à chacun l’accès à une énergie compétitive et carbonée.

De nombreux français se sont montrés intéressés par une autoconsommation électrique photovoltaïque. Produire sa propre électricité pour son logement, en restant indépendant face aux fournisseurs, est indéniablement un sujet d’avenir. La France devra, pour accompagner et impulser cette pratique, lever les blocages administratifs qui découragent souvent les particuliers et les entreprises désireux de tendre à cet objectif d’autoconsommation. A titre d’exemple, en Allemagne, l’autoconsommation a représenté 5,6% de l’électricité d’origine photovoltaïque en 2014.

Au delà des seules contraintes administratives qu’il faudra évidemment lever, l’autoconsommation représente un véritable marché potentiel pour nombre de start-ups françaises du numérique.

Cette ouverture à l’autoconsommation n’exclura pas un réseau de transports et de distribution de l’électricité fiable et renforcé.

Les jalons sont d’ores et déjà posés, restera à activer certains leviers, à impulser les bons réflexes et ne rien s’interdire, par dogmatisme ou habitude.

Nous ne pouvons plus nous arc-bouter sur de vieux principes en cours dans les années 70. Certaines mesures édictées à cette époque, certes de bon sens pour certaines, continuent d’influer aujourd’hui sur nos comportements, d’être le socle de pratiques vertueuses en matière de développement durable. Mais il faudra désormais composer autrement. Le renouveau de BLM, c’est aussi ça, agir aujourd’hui en pensant (aussi) à demain.