Actualité Billet d'humeur Les Républicains (LR) Région

Claude Bartolone dérape

OPecresse2015, n peut ne pas l’aimer, ne pas être en accord avec elle, c’est aussi cela la démocratie, mais Valérie Pécresse défend bec et ongles, avec force conviction, un projet travaillé, une vision pour notre région Ile de France. Des propositions concrètes, financées, avec le courage de dire d’emblée où seront faites les économies. Les autres candidats ne se sont pas astreints à pareil exercice de clarté. C’est pourtant cela qu’exigent ces français qui se sont abstenus ou qui ont exprimé de la colère ; des engagements, de la clarté, de l’action.
En face, chez nos adversaires, c’est le jeu du dénigrement, de la petite phrase et rarement de la confrontation d’idées pour améliorer le quotidien des 12 millions de franciliens.
Et là encore, ras le bol des amalgames, ras le bol des incendiaires bien planqués sous les ors de la République, ras le bol de ces attitudes politiciennes d’apprentis sorciers qui ne tiennent compte d’aucun des messages adressés violemment par les français, notamment dimanche dernier !

Outre les « elle est ringarde » de Bartolone à Pécresse, voici un florilège des déclarations de quelqu’un qui est juste le Président de l’Assemblée nationale :
– « la gauche peut gagner, la gauche doit battre la droite », comme si c’était ça le message attendu sans ne jamais faire référence à un quelconque programme, juste un combat en bas dans l’arène ;
– « nous devons battre la droite pour ce qu’elle devient ; une extrême droite » ;
– « si la droite l’emporte, gare à la culture, au sport, à la vie associative, gare à ce qui fait le sel de la vie » ;
– « ils font sans cesse cette dans du ventre au FN à coup de race blanche » : je crois savoir que l’auteur(e) de cette phrase n’est plus tête de liste et était bien loin de la Region Ile de France.

À vomir. Irresponsable. Une campagne électorale n’autorise pas tout.

Ils sont où les beaux discours de dignité du troisième personnage de l’Etat au lendemain du 13 novembre. Elles sont où les notions de République, de respect, de démocratie, de nécessité de renouveler la parole publique tant soutenue par son premier ministre ?

Je suis, comme Valérie, d’une droite sociale assumée ! Nous ne sommes pas l’extrême droite. Vous le savez bien. Il le sait. C’est peut-être cela le plus grave.
Et que ses sbires ou lui viennent voir ici, dans une ville comme Courcouronnes, où par ailleurs ils reculent à chaque élection, à quel point son discours de haine et d’amalgame n’est que pur mensonge électoraliste. Parlons ici de culture, de sport, de bien vivre ensemble…

Lorsque l’on siège au perchoir, que l’on se veut représentant de notre idée de République, on ne peut se permettre d’opposer ainsi les français électeurs que chacun représentent, on ne peut se permettre de descendre aussi bas sans prendre le risque de continuer à décrédibiliser la parole politique, à attiser les haines.

Le plus grave c’est qu’il le sait et que, perché tout là haut, loin du peuple, il joue avec le feu à dessein.
Indigne.