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Chevalier de l’Ordre national du Mérite

Chevalier-Ordre du MériteL’avez-vous, comme moi, déjà observé ? Lorsqu’une personne que l’on connaît de près ou de loin se voit distinguée par la remise d’une médaille, et selon les liens qu’on entretient avec elle, on est souvent prompt soit à la féliciter et se réjouir pour elle, soit à observer la scène d’un œil suspicieux en soulignant le caractère subjectif du choix du récipiendaire, ou la futilité de la décoration…

Je ne doute donc pas que la nouvelle qui vient de me parvenir, et dont je ne résiste pas à vous faire part, en toute immodestie, suscitera ces deux types de réactions, très contrastées, selon que l’on me connaîtra plus ou moins bien ou qu’on appréciera mon action. Il n’empêche que lorsqu’on est soi-même récompensé, je puis vous assurer que ça fait super plaisir et qu’on se sent tout fier, d’un coup !

Est ainsi paru au Journal Officiel de ce jeudi, un décret du Président de la République pris le 2 mai portant nomination et promotion dans l’Ordre National du Mérite, par lequel je prends rang au grade de Chevalier, sur proposition du Ministre de la Ville !

Afin de lever toute ambiguïté et couper court à certaines mauvaises langues, cette récompense est une surprise sans en être une. J’avais en effet été contacté cet hiver par le Cabinet de Maurice Leroy qui m’informait de son souhait de proposer, sur le contingent de son ministère, ma candidature pour un de nos ordres nationaux. La démarche, évidemment flatteuse lorsqu’elle vous concerne, n’a cependant rien d’exceptionnel ; mais les délais d’instruction de ce genre de dossiers sont souvent longs. Aussi, dans le contexte électoral qui est le nôtre, rien ne m’engageait à attendre ou espérer cette récompense avant les prochaines échéances… ce qui, selon les résultats, aurait sans doute rendue caduque ma candidature. Ca n’est pas le cas et j’en suis heureux.

Je suis heureux et fier, je le disais plus haut, parce que cette médaille, que je n’ai donc pas sollicitée, mais qu’on a proposé de me remettre, c’est la reconnaissance d’un engagement à la fois personnel et public, mais surtout du travail que j’ai accompli (non pas seul, mais avec la formidable équipe qui m’entoure, et que je tiens à remercier !) pour Courcouronnes, plus particulièrement en matière de politique de la ville, et dont le chantier de rénovation urbaine du Canal est l’illustration la plus tangible, mais aussi notre caractère de « ville laboratoire » ainsi que la mise en œuvre de notre stratégie d’action éducative.

Pour la petite histoire, l’Ordre national du Mérite a été institué par le Général de Gaulle en 1963. Second ordre national distinct de celui de la Légion d’honneur, il se substitue à de trop nombreux ordres honorifiques, ministériels ou coloniaux, visant à harmoniser le système de distinction. Il récompense les « mérites distingués », civils ou militaires, rendus à la nation française.

Or donc, il me reste à présent à décider de qui me remettra cette médaille, puisque le titulaire doit recevoir son insigne des mains d’un membre de l’Ordre d’un grade ou d’une dignité au moins égal, ou d’un membre de la Légion d’honneur remplissant les mêmes conditions, et fixer une date pour la cérémonie… Vous conviendrez que vu l’agenda chargé qui nous attend ces prochaines semaines, je vais me contenter pour le moment de savourer cette bonne nouvelle et prendre le temps d’y réfléchir. Bien sûr, je vous tiendrai au courant de l’organisation des festivités !