Actualité Courcouronnes

Fiscalité communale : 5ème année de stabilité !

Mise en page 1Ca y est, le supplément Budget 2016 arrive dans les boîtes aux lettres des Courcouronnais avec La Quinzaine.

Jean CARON, 1er Adjoint chargé de l’Economie et des Finances, y présente nos grands choix budgétaires et fiscaux pour l’année 2016. Et je dois dire que nous sommes très fiers de ce budget qui présente deux caractéristiques majeures :

  • Une stabilité fiscale

En 2016, les taux communaux à Courcouronnes seront toujours les mêmes que depuis 2011.

Croyez-moi c’est une prouesse car la baisse des dotations d’Etat, débutée il y a 5 ans sous le précédent quinquennat s’est significativement accélérée à partir de 2014 et surtout en 2015, première année de mise en oeuvre du “Pacte de Responsabilité et du Solidarité” du Gouvernement Valls.

En 5 ans, notre dotation annuelle de l’Etat a fondu de 1 700 000 euros ! Rien que ça !

Soit l’équivalent de 10 points de Taxe d’Habitation. Cela donne l’étendue colossale des efforts qu’il a fallu réaliser pour absorber ce désengagement de l’Etat sans casser le service public et sans matraquer fiscalement nos habitants.

Ces efforts sont détaillés dans le supplement joint, je n’y reviens donc pas.

Je veux avant tout ici remercier les cadres qui conçoivent notre budget communal. Ce sont de véritables magiciens-acrobates ! Pour donner une image parlante, à l’automne, lorsque la conception du prochain budget débute, c’est comme sauter du Viaduc de Millau sans connaître la taille de l’élastique et le poids du sauteur ! La finance publique, ces dernières années, est devenue un métier à forte sensation.

Plus sérieusement et plus particulièrement je salue donc Anne Pétureau, notre Directrice Générale des Services qui, avec ses equips, ont réalisé un travail d’autant plus acharné cette année que nous avons souhaité construire un questionnaire à destination des habitants. L’exercice est plus compliqué qu’il n’y paraît car il ne s’agit pas simplement d’écrire des questions mais bien de prévoir des études d’impact au cas où les habitants les valident. Et comme les Courcouronnais les ont quasiment toutes validées, autant vous dire que nos services n’ont pas chômé.

En conclusion sur ce chapitre, si les contribuables courcouronnais constatent une stabilité fiscale depuis 5 ans, ils le doivent essentiellement aux efforts réalisés par l’ensemble du personnel communal et par nos élus dont le sens des responsabilités est exemplaire.

Pour votre parfaite information, en 2015, la masse salariale s’est révélée moins élevée qu’en 2011. Un cas extrêmement rare dans les collectivités françaises ! Si nous avions laissé faire le GVT (Glissement Vieillesse Technicité), elle serait aujourd’hui 10% plus élevée. Sur ce chapitre budgétaire de la masse salariale, 10% cela veut dire 1 300 000 euros en plus, un chiffre à comparer avec celui indiqué plus haut de la baisse de la DGF… CQFD

Chacun doit donc prendre conscience de ce que cela engendre en termes de baisse des effectifs (-20% d’Emplois Temps Plein), de réorganisation des services, de mutations internes et plus généralement de travail supplémentaire pour chaque agent.

Ajoutez à cela que nous avons courageusement rouvert cette année le dossier du temps de travail pour la première fois depuis 15 ans, et vous comprendez pourquoi je veux ici publiquement remercier les agents de la Ville pour leur sens des responsabilités et du service public.Budget 2016 CourcouronnesBudget 2016 Courcouronnes

  • Le désendettement

C’est l’autre pierre angulaire de notre stratégie financière. En même temps que nous bloquons la fiscalité communale depuis des années, nous mettons tout en oeuvre pour inverser la courbe de la dette.

Et contrairement à d’autres qui promettent depuis 3 ans d’inverser les courbes sans y parvenir, à Courcouronnes nous l’annonçons cette année avec Jean CARON parce que c’est une réalité.

Le Budget Primitif 2016 finance 2 700 000 euros de travaux et d’investissements sans recourir à un seul centime d’emprunt bancaire. Oui, je dis bien zéro !

Dans une commune comme la nôtre, avec ses difficultés sociales, ses caractéristiques démographiques et surtout nos engagements auprès de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine), c’est là encore une prouesse.

Et pour les mauvaises langues qui sans rien n’y connaître pourraient faire des parallèles avec les programmes immobiliers en cours sur la commune, nous y parvenons sans un seul centime de vente de terrains municipaux. En clair, nous finançons sans emprunt et sans “vendre les bijoux de famille” les investissements de cette année. Je ne dis pas que c’est définitif pour les années à venir mais c’est suffisamment rare dans les collectivités pour être souligné.

Ceci dit, nous ne faisons que mettre en oeuvre un engagement de notre programme électoral. Petit rappel tout de meme, notre programme électoral a été conçu avant mars 2014, donc avant l’annonce des 11 milliards d’euros de baisse des dotations de l’Etat d’avril 2014 soit 15 jours après une gifle électorale pour la Gauche.

Le procédé a donc été profondément inique. Pour autant, ça y est, notre désendettement est engagé même si, de ce fait, c’est forcément moins vigoureux que nous l’aurions espéré.

Pour conclure, je ne me permettrais pas de dire que les “Courcouronnais vont mieux” parce que nos ratios financiers s’améliorent. Nous ne sommes pas une île éloignée d’un hexagone qui, objectivement, va mal.

Néanmoins, que les Courcouronnais en soient convaincus, et même fiers, le budget de leur ville est tenu et solidement piloté.

Ca ne change certes pas notre vie de tous les jours, mais je considère que cela participe du contrat de confiance qui nous unit depuis maintenant plus de 15 ans.

Ici, on dit ce que l’on fait et on fait ce que l’on dit !

http://www.stephanebeaudet.fr/wp-content/uploads/2016/05/Supplément-Quinzaine-37_budget-2016.pdf