Actualité Courcouronnes

Budget 2012, c’est voté !

Le Conseil Municipal d’hier soir a adopté le Budget Primitif 2012.

Cette année encore, et cela va croissant, nous avons eu à affronter une équation très complexe pour boucler notre budget à l’équilibre, ce qui je le rappelle est une obligation pour les collectivités locales, contrairement à l’Etat…

En 2011, nous avions procédé à une refonte de la fiscalité locale (baisse de la Taxe d’Habitation / hausse de la Taxe Foncière) qui aura permis à une majorité de Courcouronnais de voir son impôt local baisser susbtantiellement. Pour les propriétaires occupants, cette opération s’est avérée neutre. Et pour la Ville, ce fut un surcroît de ressources de l’ordre d’un million d’euros.

Ces choix fiscaux accompagnés d’une gestion au millimètre de la masse salariale nous ont permis d’afficher d’excellents résultats pour l’année dernière ; en clair, nous avons dégagé un excédent de 860 000 euros qui nous a permis d’aborder plus sereinement la préparation du budget 2012.

Pour autant, le contexte national de rigueur nous pousse chaque année à plus d’efforts pour absorber les mauvaises nouvelles qui « tombent d’en haut » et sur lesquelles nous n’avons aucun levier.

Quelques exemples des gratifications de cette nouvelle année :

  • Le Fonds de Solidarité de la Région Ile-de-France, en baisse de 25%…soit 145 000 euros en moins.
  • Le Fonds de Péréquation sur les recettes Intercommunales et Communales (FPIC), qui pour sa première année d’entrée en vigueur va ponctionner nos recettes de 60 000 euros.
  • La Dotation Globale de Fonctionnement (DGF), en baisse de 3,5%…soit 116 000 euros en moins.

Ajoutez à cela, une annuité de la dette en forte augmentation (+10% soit 215 000 euros) du fait de notre ambitieux programme d’investissements, et vous saisissez l’ampleur de l’ « effet ciseau » auquel nous sommes confrontés. Des recettes qui baissent inexorablement, en application des « plans de rigueur » décidés par l’Etat, et des charges qui augmentent mécaniquement.

Fort heureusement, il nous reste quelques leviers pour « respirer » un peu, à savoir principalement la fiscalité. Pas en modifiant à nouveau les taux comme l’année dernière, mais en comptant sur l’« effet base » lié à l’implantation ou l’extension sur notre commune d’entreprises. A Courcouronnes, on peut notamment saluer l’implantation de la société H-Tube et l’arrivée de nouvelles sociétés dans les locaux « ActiPark » du parc d’activités du Bois Briard. De ce fait, notre produit de fiscalité devrait croître de plus de 400 000 euros.

Mais globalement, on perd plus de recettes qu’on en gagne par ailleurs. Or, donc comme nous l’impose la loi, nous avons l’obligation de financer le delta par un effort considérable sur nos dépenses.

Sur ce budget 2012, nous avons donc actionné, à la baisse obligatoirement, le levier des dépenses de fonctionnement et celui des dépenses d’investissement.
En matière de fonctionnement, ça consiste à contenir la charge de la masse salariale (13 millions d’euros sur un budget total de 22 millions) et après l’exploit de l’année dernière où nous avons baissé la charge en valeur absolue, nous visons pour 2012 une progression de 0%, ce qui constituerait encore une prouesse !
En matière d’investissement, nous avons « serré la vis » comme jamais avec un volume de dépenses réduit à 700 000 euros (hors projet ANRU et projet du complexe sportif du Stade du Lac) alors que les années précédentes l’étiage se situait en moyenne au-dessus de 2 millions d’euros.

Néanmoins, pour conclure sur ce budget, je reste optimiste bien que la « rigueur » continuera encore pendant de longues années au niveau national, et ce quel que soit le résultat des prochaines élections présidentielles et législatives.
Optimiste parce que nos investissements en cours et à venir sont créateurs de richesse et de cohésion sociale pour tous les habitants.
Optimiste encore parce que notre Agglo s’est fortement saisi des problématiques budgétaires de certaines de ses communes membres, puisque nous travaillons actuellement à la répartition entre les 6 communes d’une enveloppe dite de solidarité de plus d’un million d’euros.
Optimiste enfin car nous créons les conditions pour accuellir dans les prochaines années de nouvelles entreprises dans nos parcs d’activités comme de nouveaux foyers fiscaux dans les secteurs d’habitat, comme en atteste la récente consultation des riverains du Centre pour l’urbanisation du secteur Jean Zay.