Actualité Agglomération Courcouronnes

Arianespace reste !

C’est toujours l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Après avoir maintes fois évoqué l’an passé le déménagement prévu du CNES, auquel Manuel Valls et moi-même avons tenté de nous opposer, malheureusement sans succès, il me semble qu’il convient aujourd’hui de se féliciter du fait qu’Arianespace, elle, ait fait le choix de rester.

Depuis sa création en 1980, Arianespace bénéficie en effet d’un ancrage profond sur notre territoire, logée dans des locaux conçus sur-mesure pour elle et le Cnes… des locaux qui devront dorénavant trouver un nouvel occupant dont les activités en adéquation avec celles d’Arianespace, compte tenu de leur caractère sensible.

Pourtant, la question du déménagement s’est posée. Mais un déménagement a un coût, à la fois économique, social et environnemental. Nul doute en effet qu’à Paris, à loyer égal, l’entreprise n’aurait pas bénéficié d’une telle superficie ni d’un tel cadre, et que les quelque 250 salariés, dont la majorité habite dans l’environnement immédiat du siège ou dans le sud de l’Essonne et vient travailler en quelques minutes, en voiture ou transports en commun, n’auraient pas tous apprécié de devoir partir.

Faut-il en outre rappeler les raisons qui ont présidé à la création de notre ville nouvelle ? Née d’une volonté politique nationale pour faire face à l’accroissement démographique de notre région, limiter la centralisation (urbaine, décisionnelle, économique, technologique, d’emploi…) parisienne et contribuer à un rééqulibrage à l’échelle régionale, voici que, 40 ans après, en ramenant le CNES à Paris, l’Etat défait lui-même ce qu’il avait fait… Ce qui, pour nous, a de quoi être incompréhensible et frustrant.

Car la perte d’un tel fleuron technologique aurait été réellement dommageable pour notre agglomération et, plus largement, pour le sud francilien, dont nous nous attachons en tant qu’élus à promouvoir le caractère d’excellence, d’innovation et d’attractivité.

Mon implication en tant que Trésorier, de 2001 à 2003, de la Communauté des Villes Ariane (CVA) alors présidée par Alain Juppé, qui fédère et a pour objet de renforcer la coopération entre les villes et les industries impliquées dans les programmes de transport spatial Ariane, m’a permis d’appréhender la nature et l’ampleur des enjeux liés à la présence territoriale de telles activités.

Or donc, le CNES est parti, Arianespace reste. Réjouissons-nous en !