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Affaire Mehra ; à qui la faute ?…

Voici un article du Monde daté de samedi dans lequel je reviens, avec d’autres élus locaux, sur cette affaire http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/03/24/merah-pour-les-elus-locaux-l-explication-sociale-ne-tient-pas-debout_1675130_1471069.html

En complément, car je suis resté discret sur cette affaire qui alimente nombre de débats ici et là, voici quelques interrogations que j’ai posées lors de ma discussion passionnante avec la journaliste – je me suis lâché bien plus que ce que l’article laisse paraître – sur la schizophrénie française et notre capacité à inventer des polémiques ; sur l’islam radical, sur les services de renseignement, sur les fichiers…

– On s’interroge aujourd’hui sur la présence de Guéant sur place ; il aurait été absent on le lui aurait reproché. Pour les élus, c’est perdu d’avance de toute façon, on fait mal !

– On se plaint que le fou furieux n’ait pas été interpellé avant ; au nom de quoi, car s’il l’avait été sur présomption de culpabilité alors qu’il n’avait encore rien fait (en matière terroriste s’entend, le reste j’y reviens dans un instant) tous les « droits de l’hommistes » de notre beau pays se seraient érigés contre cette privation inadmissible et infondée de liberté.

– On s’interroge sur son parcours pré-terroriste ou sur sa prétendue enfance difficile mais personne ne s’interroge sur le fond ; comment un multi-récidiviste, finalement dans sa jeunesse si commun à tant d’autres, avant endoctrinement, n’ait pas été convenablement sanctionné et accompagné par la justice, ceci afin d’éviter qu’il ne dévie adulte ?…

Tant de question que l’on déforme à volonté ou que l’on esquive ; c’est tellement plus simple de se cacher derrière des polémiques ou derrière la « déserrance » sociale des quartiers…