Actualité Courcouronnes

Réserve parlementaire : la fin d’une ressource…?

assemblee_nationale
Un débat débute aujourd’hui à l’Assemblée nationale pour faire disparaître la fameuse « réserve parlementaire », ce « truc » a priori opaque contre lequel la vox populi s’élève de concert dans sa quête éperdue de la transparence à tout crin sans bien savoir ni à quoi cela correspond ni à quoi cela peut servir ! 

Alors, puisque je n’ai pas pour habitude de suivre béatement les effets de mode ni de sombrer dans le confort électoraliste du populisme et de la démagogie, permettez-moi ce petit rappel.

Tout d’abord, les députés et sénateurs n’ont pas (ou plus), dans leur poches ni sur un chéquier, cette fameuse réserve parlementaire. Pour l’obtenir, au moins depuis deux ans, du point de vue des collectivités, il faut délibérer en conseil municipal et s’adresser au Ministère de l’Intérieur qui valide sur avis du parlementaire et, ensuite, finance. Une procédure fastidieuse et longue.

Ensuite, alors que les collectivités locales viennent de subir une baisse de dotations de 11 milliards d’euros (la DGF à Courcouronnes a baissé de plus de 60% entre 2010 et 2017 !!!), que le Président de la République vient d’annoncer l’objectif de 13 milliards d’économie à trouver dans notre fiscalité locale, la disparition de la Taxe d’habitation sans que l’on sache comment les collectivités vont être compensées, et que nos habitants -car c’est bien la réalité- exigent toujours plus de services de proximité, ôter une ressource potentielle de plus, par pure démagogie, cela me chagrine. Et rend notre rôle d’amortisseur social de plus en plus difficile à assumer.

Soyons concrets. 
A Courcouronnes, nous utilisons, dans notre recherche constante de subventions pour porter nos projets sans les faire peser sur les habitants, des réserves parlementaires en nous appuyant sur nos élus du territoire.

Déjà réalisés : 
– 2007, réserve parlementaire de Laurent Béteille, 50 000 euros pour la rénovation de la Ferme des Mathurines ; 
– 2012, réserve parlementaire de Laurent Béteille (sénateur), 4223 euros pour le parcours sportif du Bois de mon Cœur ; 
– 2013, réserve parlementaire de Michel Berson (sénateur), 10232,46 euros pour des travaux de peinture au sein du groupe scolaire Jacques Brel ;
– 2014, réserve parlementaire de Serge Dassault (sénateur), 20 000 euros pour des équipements sportifs, notamment des panneaux complets de basket.
Soit un total de 84 455, 46 euros ! 

En cours : 
– 2016, réserve parlementaire de Michel Berson (sénateur), 4200 euros pour l’achat d’un ring de boxe ; 
– 2016/17, réserve parlementaire de Serge Dassault (sénateur), 5000 euros pour l’achat d’un véhicule pour la Police Municipale ; 
– 2017, réserve parlementaire de Carlos Da Silva (député), 10500 euros pour le projet du site de tennis de l’Aqueduc, notamment le club house ; 
– 2017, réserve parlementaire de Manuel Valls (député), 10 000 euros pour l’acquisition d’équipements numériques dans 4 classes.
Soit un total de 29 700 euros.

Les exemples valent souvent plus que les longs discours…