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Réseaux sociaux : victimes peut-être, acteurs évidemment…

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Le débat sur les données et leurs utilisations via les réseaux sociaux, notamment ici sur Facebook, ressurgit régulièrement. Il est légitime sur le fond.

Mais franchement, qui doute encore que nous sommes constamment enregistrés, fichés, possiblement même filmés, suivis et pistés du matin au soir, la nuit aussi, avec tout l’électronique de pointe sans fil qui nous accompagne dorénavant 24h sur 24, en forme de smartphone, montre connectée, tablette et autre ordinateur portable localisables quasiment partout sur terre ?
Nous savons tous à quelle sauce nous sommes peu à peu mangés par la toile et les technologies et celles et ceux, visionnaires, qui tirent les ficelles au dessus, à tout le moins les bénéfices.
Alors, on abandonne la toile, on délaisse ces réseaux sociaux -gratuits d’accès, il est bon de le rappeler- qui, finalement, à toutes et tous, à divers niveaux, nous apportent quelque chose à titre personnel ou professionnel? On se sépare et enterre notre électronique embarquée ? Chiche ? Je n’y crois pas.
Il est critiquable, mais c’est devenu notre monde. Faut-il mieux le réguler ? Sans aucun doute. Faut-il davantage informer sur la réalité des possibilités déviantes que cela offre, pas uniquement pour nous utilisateurs, mais aussi pour les cerveaux qui amoncellent de la data ? Bien entendu.
Mais soyons définitivement conscients, sans jouer de temps à autre les vierges effarouchées comme je le vois dans les médias à nouveau ce matin, que l’on participe pleinement d’une économie, d’un système, version « Défoule sentimentale » comme chantait Souchon ; nous en sommes les acteurs à part entière, et par nature les victimes.
De facto, la seule question qui s’impose donc est d’accepter ou non d’en être. Ni plus, ni moins.
Et pas seulement ici, sur les réseaux sociaux.
Car, selon la formule consacrée et assez juste de nombreux économistes, « lorsque c’est gratuit, c’est vous le produit ». CQFD…