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Réforme des institutions : nous y sommes

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Le Gouvernement a ainsi annoncé la réduction de 30 % du nombre de députés et sénateurs, soit 244 sénateurs et 404 députés (348 et 577 aujourd’hui), scellant par là même le retour de la proportionnelle pour 60 élus dès les législatives de 2022. En Essonne, on peut donc aisément imaginer en 2019 un redécoupage des circonscriptions, aujourd’hui au nombre de 10, demain sans doute 6 ou 5…
Chacun doit déjà y aller de son petit calcul.
Quant à l’interdiction du cumul des mandats dans le temps, le verdict est tombé ; pas plus de trois mandats identiques pour les élus, sauf pour les maires des communes de moins de 9 000 habitants.
Je reviendrai évidemment sur ce débat qui nous animera dans les prochains mois, auquel j’espère sera ajouté enfin et en transparence une véritable et ambitieuse discussion sur le statut de l’élu, portée par l’Amif.
Car si l’on veut privilégier l’accès à la chose publique au plus grand nombre, à ce que l’on appelle la société civile, alors il faut bien sûr en faciliter l’entrée, mais aussi poser sur la table avec courage les questions de responsabilité civile, d’indemnités et, pour pouvoir en sortir, de retour à une activité professionnelle à la fin des mandats.
Vaste sujet, important débat démocratique.
Et pour qu’il puisse se tenir, s’adresser à tous les français clairement, j’aspire à ce que nos représentants nationaux abordent la question avec exemplarité.
Qu’il me soit permis ici, un peu comme les notes distribuées chaque matin par le gars Christophe Barbier sur nos chaînes de télé, de par exemple demander à Bruno Retailleau et congénères, que je noterais sévèrement en l’espèce, de faire preuve de mesure, voire même d’honnêteté intellectuelle pour élever et nourrir le débat.
En effet, l’entendre sur Europe 1 mettre en cause ces propositions au motif, je le cite « que l’on éloignerait les élus des habitants, aggravant la crise de confiance », ou encore, je le cite toujours, qu' »on ne peut pas réduire la révision constitutionnelle à un simple chiffre », fait doucement rigoler. Ou pleurer.
Le même qui, porte parole de François Fillon, proposait durant la dernière campagne présidentielle une très précise et chiffrée réforme constitutionnelle à 400 députés et 200 sénateurs.
Je dis ça, je dis rien…