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Post-Présidentielle : quand la lucidité invite à la réflexion

L'ancien ministre de l'Economie de François Hollande, Emmanuel Macron, a officialisé mercredi sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, une entrée en lice attendue qu'il souhaite placer sous le signe de "l'espérance". /Photo prise le 16 novembre 2016/REUTERS/Jacky Naegelen

Je félicite et souhaite bonne chance à Emmanuel Macron. 

À l’évidence du reste, la chance ne suffira pas. Mais à chaque jour suffit sa peine. On attendra encore un peu pour voir la suite…

On ne peut évidemment parler de victoire ni d’adhésion. Le Président la République nouvellement élu en a lui-même conscience pour l’avoir justement souligné hier soir dans son discours. 
Avec près de 11 millions de voix pour le FN, soit quand même un français sur 6, tous âges confondus, ça donne à réfléchir.
Après ce scrutin où il a engrangé encore et encore, le Front national va forcément chercher à capitaliser en mutant encore et toujours sur la forme -car sur le fond…- pour poursuivre la « vampirisation » de la droite républicaine.
La France insoumise passera quant à elle un test essentiel les 11 et 18 juin, afin de savoir si, sans Mélenchon , candidat intuitu personae, l’élan reste le même. 
Au milieu, et non au centre, la nuance s’impose. Le PS, En Marche et les Républicains doivent muter aussi, s’adapter. 
Le premier et le dernier en extrême urgence, sous peine d’être aspirés dans la nouvelle majorité présidentielle, ou rejetés aux franges vers les extrêmes. 

Le risque est majeur, historique. Il ne s’agit là ni d’une menace, ni d’un abandon -on entend tout et n’importe quoi depuis hier en la matière- mais de lucidité invitant à la réflexion.

Car soyons clairs, la présidentielle est derrière nous et chacun fixe dorénavant son regard sur la législative de juin, dont l’issue est des plus incertaines. Normal.
Pourtant, dans l’intervalle, un évènement bien plus lourd de sens qu’il n’y paraît d’ordinaire peut tout brouiller, renvoyer les gauche et droite à l’ancienne dos à dos ou alors faire péter les digues, ce que redoutent une majorité de nos militants ; c’est la nomination du Premier ministre.
Que ce dernier, ou cette dernière, soit de gauche, de centre droit ou de droite, chacun peut le comprendre, n’aura pas les mêmes conséquences, ni sur les deux mois à venir, ni sur le quinquennat. 
C’est là, et seulement là, que nous découvrirons réellement le stratège que peut être, ou pas, le nouveau Président de la République élu.
Et que devra se préciser notre attitude. 
A suivre…