Actualité

Elections législatives partielles : transformons l’essai !

46438384_2187511121279690_651565960645312512_n

Le premier tour de l’élection législative partielle, consécutive à la démission de Manuel Valls sur la première circonscription de l’Essonne, a donc rendu son verdict. Et comme au lendemain de chaque élection, chacun va y aller de son analyse subjective : les chiffres sont têtus, dit-on, mais il paraît que l’on peut leur faire dire tout et n’importe quoi. Pas de raison donc, que je n’y participe pas !

Or donc, et malheureusement comme attendu, le premier vainqueur de ce scrutin est bien l’abstention. 81,7% ! C’est malheureusement devenu une mauvaise habitude. Les Français sont en colère, ne croient plus en rien voire, parfois tout simplement, ignorent la tenue d’un scrutin quand ils ne décident pas, délibérément, de le bouder.

Les raisons de ce désamour, qui n’est pas nouveau et accentue chaque année encore la violente crise démocratique, sont multiples. Je ne vais pas les passer à nouveau ici en revue.

Mais il est vrai que, dans un contexte marqué par la mobilisation des gilets jaunes, illustrant déjà une forte désillusion des attentes nées du « dégagisme » de 2017, alors que demeure l’absolue nécessité de réussir un mandat qui court encore sur 3 ans et demi, mobiliser relevait de la gageure.

C’est dans ce contexte, et forts de la désastreuse soirée de second tour, en mairie d’Evry en juin 2017, où la France Insoumise avait montré son véritable visage, que nous avons décidé, derrière la candidature de Francis Chouat et Tracy Kéita, d’assumer une offre politique nouvelle, courageuse et, in fine, en phase avec ce que les habitants réclament de leurs élus de longue date selon l’idée suivante ; pourquoi des élus qui se battent ensemble au quotidien, dans les villes, à l’agglomération, tout au long de leur mandat, rentreraient-ils à nouveau dans des cases partisanes à l’approche d’élections, histoire de se foutre sur la gueule, selon l’expression consacrée ?

Si je me fie aux élections courcouronnaises de ces 20 dernières années, il y a bien longtemps que les habitants eux, face à des partis incapables de se réinventer, se sont fait leur propre conviction : le pragmatisme. Sinon, et je le dis à mes « amis » de LR qui oublient bien vite que ce n’est pas cette étiquette (ni le RPR ni l’UMP) qui m’a permis de conquérir (54% en 2001) cette commune, puis de la conserver (70% en 2008 et 81% en 2014 !), alors même que la ville continue allègrement de voter « à gauche » dès lors que je ne suis pas candidat ! La preuve par l’exemple !

Alors nous avons innové et osé, rangé les habits partisans et porté une candidature unie, d’intérêt général en faveur de notre territoire. Comme nous avons également osé innover pour la création d’Evry Courcouronnes. L’immobilisme, comme souvent, eut été tellement plus simple à expliquer. Et l’on nous avait promis le désastre. La punition. Les grands partis dits de gouvernement ont parlé de trahison, de mauvaise lecture du mécontentement des Français.

Le résultat du premier tour leur a donné tort.

Et a validé, très largement, notre offre politique d’union, le choix du territoire, le choix de l’expérience. Pas de justesse. Sans équivoque.

Francis Chouat et Tracy Kéita sont en tête dans 5 communes sur 6 et terminent second sur la sixième. Là dessus, les chiffres sont particulièrement têtus, traduisant une poussée sensible de notre candidat et, quoi qu’on en dise, un reflux des extrêmes, toujours trop hautes à mon goût.

Plus localement d’ailleurs, le résultat de Courcouronnes Centre, le plus favorable à nos deux candidats, et de loin, de la circonscription, montre que si la création de la commune nouvelle Evry-Courcouronnes reste une blessure pour certaines et certains, la démarche est comprise et, dorénavant, accompagnée.

Sans ignorer les difficultés, sans ignorer parfois la déception, les soutiens reçus tout au long de la campagne à Courcouronnes, à travers les multiples réunions d’appartement et donc, hier, dans les urnes, montre que le courage politique, le débat, la capacité à expliquer, peuvent produire des résultats, régénérer de la confiance.

De cela, clairement, je suis fier. Nous sommes fiers.

Une fois tout cela énoncé, ce résultat de premier tour n’emporte pas le second. En clair, ce n’est pas gagné.

Le second tour, comme en 2017, opposera donc un candidat républicain à une candidate purement et simplement extrêmiste.

A ce titre, passée la déception du communiqué du président de la fédération LR de l’Essonne, perpétuant le fameux ou fumeux NI-NI, j’attends avec impatience le positionnement des partis et candidats républicains à l’appui de cette interrogation ; si personne n’est propriétaire des voix des électeurs, est-il vraiment possible, comme le fait Robin Reda, de placer Francis Chouat sur la même ligne que Farida Amrani ?

En tout état de cause, l’heure doit être au rassemblement.

Evidemment pour faire barrage à cette France Insoumise qui, ces dernières semaines, à travers les réguliers débordements de son leader, a montré son véritable visage, profondément anti-républicain et bien loin, finalement, par personne « sacrée » interposée, de ce peuple dont elle se revendique pourtant.

Mais surtout, pour permettre à notre territoire, à nos communes, d’être dignement représentés à l’Assemblée nationale par une personne de grande expérience.

On nous dit que la législative est une élection nationale et qu’en la rendant locale nous la détournons. Et pourtant, qui mieux que les maires, celles et ceux qui vous représentent, qui vous connaissent, que vous connaissez, qui gèrent au quotidien les formidables atouts de notre banlieue, mais également ses plus grandes difficultés et défis, celles et ceux dont j’aime à dire qu’ils restent « à portée de baffes », pour porter haut et fort à l’échelle nationale la voix d’Evry-Courcouronnes, Corbeil-Essonnes, Lisses, Bondoufle, Villabé ?

Cette semaine donc, avec nos militants, nos sympathisants, nos soutiens, l’immense majorité de nos élus, nous allons donc repartir en campagne, fiers du travail réalisé, fiers des résultats d’hier. Mais surtout gonflés à bloc pour que, dimanche prochain, nous transformions ensemble, avec Francis Chouat et Tracy Kéita, l’essai d’hier !46438384_2187511121279690_651565960645312512_n

C’est reparti !