Actualité Evry Courcouronnes

De l’audace en politique…

SBFC

Quelques heures après le résultat du second tour de l’élection législative partielle de la première circonscription de l’Essonne, et la victoire sans appel de mon ami Francis Chouat, l’heure est aux premières analyses, à l’humilité empreinte de fierté et, en l’espèce, aux remerciements.

D’abord, c’est dorénavant la triste ritournelle des lendemains d’élections,
davantage encore pour les partielles, personne ne peut, personne ne doit se satisfaire d’une abstention culminant à plus de 80%. La crise démocratique est profonde, ancienne et dorénavant très enracinée.

Une fois ceci dit, je me répète après mes publications de la semaine passée, le résultat traduit le choix de celles et ceux qui se sont exprimés. Et il est un message fort ; de 139 voix d’écart en 2017, l’on dépasse ici les 2000 ! Personne ne peut le nier.

A ce titre, le choix d’une offre politique nouvelle, inédite, courageuse, a été, modulo la participation, plébiscitée. Ce doit être une leçon pour toutes celles et ceux qui, enfermés dans des partis certes nécessaires à la démocratie mais qui, à gauche comme à droite, refusent ou tardent trop à se réinventer. Un message que quelque chose de nouveau est à créer.

On nous a moqué, parfois insulté, brocardé sur les thèmes des arrangements entre amis, du « partage du gâteau », de la défense d’une quelconque baronnie ; rien n’y a fait. Parce que nous sommes des élus du territoire qui donnent leur vie, souvent d’ailleurs au détriment de nos familles, pour celles et ceux qui peuplent nos territoires, de jour comme de nuit, depuis des années, nous avons été entendus. Nous avons été suivis.

Et pourtant, avec Francis, nous avons osé ; osé la création d’une commune nouvelle difficilement acceptée par certains, osé franchir les barrières simplistes du « partisanisme » ; ce chemin, ce serait trop facile de le nier aujourd’hui, surtout de la part de ceux qui nous promettaient l’enfer et l’inévitable défaite à venir, n’était pas le plus aisé, le plus naturel, le plus confortable.

Mais nous avions entendu le message de dégagisme de 2017, nous connaissons l’attachement des habitants à « leur » maire. Alors nous avons fait le choix de l’audace, du courage. Du territoire.

Et personne, ni à Jean-Pierre Bechter, ni à Karl Dirat, ni à Jean Hartz, ni à Thierry Lafon, ni à Francis et moi, ne pourront nous l’enlever.

Un peu égoïstement, qu’il me soit permis de m’attarder sur les résultats de nos deux communes, bientôt une :

– 71,77% à Courcouronnes.

– 59,4% à Evry

-62,4% sur Evry Courcouronnes consolidée.

On peut me parler d’abstention mais c’est aussi le résultat d’élus locaux très implantés que les courcouronnais et les évryens connaissent bien. Une relation de confiance dont nous sommes fiers et qui, bien entendu, nous oblige toujours plus.

Bien sûr, ce scrutin était un scrutin national. Mais bien sûr aussi que nos enjeux locaux, forts de nos atouts mais aussi de la souffrance de nos populations, ont une résonnance qui doit être portée avec force à l’Assemblée nationale ; renouvellement urbain, éducation, lutte contre l’illettrisme et l’illéctronisme, pauvreté, santé, emploi, transports du quotidien…

Je suis donc heureux, ce matin, que Francis, celui que les médias caricaturent en « héritier », en sorte de Poulidor, fasse taire les mauvaises langues.

C’est notre victoire collective, incontestablement.

Mais aussi et surtout la victoire d’un homme qui, dans un contexte particulièrement difficile, a osé endosser à nouveau le bleu de chauffe, sortir des couloirs pré-imposés, pour se lancer dans une arène des plus incertaines. Un homme loyal, très expérimenté,  profondément attaché à son territoire, une vraie grande gueule dont on a tant besoin, un caractère.

Je suis fier et heureux. Pour notre circonscription et ses multiples enjeux et urgences. Et pour Evry Courcouronnes.

Ensemble, dans le brouhaha, la colère, le dégagisme, nous inventons, nous croyons en nos forces collectives, entourés d’habitants engagés et d’élus exemplaires.

C’est par là que je voudrais conclure.

Une campagne électorale, ce doit être une dynamique ascendante au fil des semaines. Et l’on sait, en marge de l’ambiance générale, combien il est difficile d’y parvenir sur une partielle. Cela aussi, ce fut une réussite.

Et on le doit à des élus coriaces, forts de convictions profondes, à des militants de tous horizons incroyablement réunis pour une cause, pour un territoire, à des sympathisants qui, peu à peu, de jour en jour, ont collectivement retroussé les manches.

Ce fut une aventure éclair –sept semaines-, mais ce fut une aventure humaine exceptionnelle.

Merci du fond du cœur à toutes et tous.

Maintenant, une nouvelle histoire commence. Ecrivons-la ensemble…