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« Ce qui m’importe avant tout, c’est notre territoire »

Manuel Valls a donc confirmé, hier soir, son intention de briguer la mairie de Barcelone et confirmé, de facto, la démission de ses mandats français.

Je me suis bien gardé jusque-là de m’exprimer sur le sujet bien que littéralement harcelé par la presse -plutôt normal d’ailleurs- depuis des semaines. C’est aujourd’hui officiel, de la bouche même de l’intéressé.

Depuis hier, chacun y va donc de son commentaire, de sa déclaration.
De ces prises de paroles –attendues par la même presse- je veux retenir celle de Francis Chouat, empreinte d’amitié, de respect. Bien plus que les déclarations inutilement violentes et à l’emporte pièce à l’encontre d’un premier ministre qui, c’est ainsi, appartient pourtant déjà au passé. Il parait que c’est le jeu…

Certains s’offusquent d’une forme de désertion. D’autres, dont je suis, y trouvent un certain panache. Car partir dans ce combat catalan, en laissant tout derrière, y compris ses mandats, alors qu’il est loin, très loin d’être gagné, cela incline au respect. C’est un véritable choix de vie, sans doute bien davantage qu’une orientation politique. Enfin, à quelques mois des Européennes, j’y vois un signe fort, un engagement inédit en faveur de cette construction si essentielle et pourtant en grand danger.

Je souhaite donc à Manuel Valls de vivre une belle aventure et je veux le remercier de son investissement sans faille en faveur de notre territoire, deux décennies durant.
Deux décennies qui ne se résument pas aux polémiques des derniers jours, pas plus qu’au résultat étriqué de la législative de 2017, encore moins au sentiment de fin de parcours d’un homme qui, il est bon de le rappeler, a commencé comme simple maire voilà 17 ans pour devenir Ministre de l’Intérieur, puis Premier Ministre.
Il a incontestablement apporté au territoire.

Ce qui m’importe avant tout, c’est notre territoire. Celui de Grand Paris Sud, celui de notre circonscription, celui d’Évry + Courcouronnes. Pour aujourd’hui et pour demain.

Noyé sous les SMS, messages WhatsApp, messenger, ou vocaux, je confirme à nouveau que je ne serai pas candidat à l’élection législative dont la campagne s’ouvrira donc prochainement. Je l’ai dit à plusieurs reprises, je n’ai aucune appétence pour les mandats nationaux et je l’assume.

Je ne serai pas candidat, mais je ne serai pas absent du débat.
Et ce combat ne pourra se limiter, comme j’ai pu le lire dans certaines déclarations des instances locales de partis politiques, à savoir si le sacro-saint clivage gauche-droite doit renaître de ses cendres, tel le phœnix auquel on se rattache pour ne pas voir que l’échiquier politique français est en profonde mutation n’excluant ni les antagonismes, ni le débat d’idées.

Je m’investirai là où le rassemblement sera possible, là où notre territoire et ses habitants seront les pierres angulaires d’un programme à bâtir.
Je soutiendrai celle ou celui qui permettra de faire entendre haut et fort à l’Assemblée la voix, les enjeux et les ambitions légitimes du Centre Essonne.
Je serai aux côtes de celui ou celle qui placera la République au cœur de ses préoccupations face à des extrêmes de tous poils –qu’elles soient de gauche ou de droite- qui ne cherchent qu’à prospérer sur un délitement de la société qu’elles ne font qu’accélérer.

Là sera mon combat, mon engagement.

Sans réserve.

Stéphane Beaudet

  • robin
    26 septembre 2018 at 18 h 52 min

    ne pensez vous que vos amis UMP puis LR avec la gauche socialiste sont grandement responsables du délitement de la sociéte. D’ailleurs pourquoi les avez vous quitté ? et notre gamin immature de l’élysée est pire que tous les autres ….DEBOUT la France avec les amoureux de la France